La répartition des frais entre vendeur et acheteur suit une logique claire en Wallonie : à l’acheteur les frais liés au transfert de propriété (droits d’enregistrement, honoraires du notaire d’acquisition, débours), au vendeur les frais de mise en ordre et de commercialisation du bien. C’est une différence de nature, pas seulement de montant.
Premier bloc pour le vendeur : les certificats et documents obligatoires. Le PEB et l’attestation de conformité électrique, de l’ordre de quelques centaines d’euros chacun, sont à sa charge, tout comme, selon le bien, le contrôle de la citerne à mazout, les renseignements urbanistiques, l’extrait cadastral, l’éventuel rapport sur l’état des sols et le dossier d’intervention ultérieure en cas de travaux réalisés.
Deuxième bloc : les frais financiers et de commercialisation. Si un crédit hypothécaire grève encore le bien, la mainlevée génère des frais notariés proportionnels au montant initialement garanti. Si le vendeur passe par une agence, la commission convenue lui incombe en tant que partie mandante, et elle est déductible de la base de la plus-value lorsque le bien est imposable. S’ajoute la quote-part de précompte immobilier de l’année : le vendeur, redevable au 1er janvier, en supporte la fraction correspondant à sa période de propriété, l’acheteur lui remboursant le reste.
Troisième bloc, souvent oublié et parfois lourd : l’impôt sur la plus-value. La résidence principale (occupation d’au moins 12 mois sur les 18 précédant la vente) est exonérée. Mais un immeuble bâti revendu dans les 5 ans est taxé à 16,5 % plus additionnels communaux, et un terrain non bâti à 33 % dans les 5 ans (article 90 CIR, 2026). Le point contre-intuitif à retenir : les frais purs du vendeur sont modestes comparés à ceux de l’acheteur, mais la plus-value, quand elle s’applique, peut renverser complètement l’équilibre et devenir le premier poste de coût de l’opération.
Sources citées
- article 90 CIR, 2026