Le viager répond à un besoin fréquent chez les seniors : transformer un patrimoine immobilier en revenu régulier, tout en restant chez soi. Le mécanisme repose sur deux versements de l’acheteur (le débirentier). Le bouquet est un capital versé au moment de la signature ; la rente viagère est une somme périodique payée jusqu’au décès du vendeur. Le prix du bien se répartit ainsi entre une part immédiate et une part étalée dans le temps.
Deux grandes formules existent. Dans le viager occupé, le plus courant, le crédirentier conserve un droit d’usage et d’habitation ou un usufruit : il continue de vivre dans le bien, et la valeur de ce droit vient diminuer le prix payé par l’acheteur. Dans le viager libre, le vendeur quitte le logement, que l’acheteur peut occuper ou louer immédiatement. Le montage est toujours encadré par un acte notarié, qui fixe le bouquet, le montant de la rente, son indexation éventuelle et les conditions de révision.
Le point contre-intuitif tient à la fiscalité de la plus-value. Comme le viager porte sur la résidence principale du senior, la plus-value réalisée est en principe exonérée, au même titre qu’une vente classique de résidence principale (SPF Finances, 2026). Le viager reste toutefois un marché de niche, où la valorisation du droit d’usage et de la rente demande de la rigueur : une rente mal calibrée peut léser l’une ou l’autre partie. C’est pourquoi Easyhome oriente et accompagne le senior, mais le calcul actuariel et l’acte se réalisent avec le notaire, garant de l’équilibre du contrat.
Sources citées
- SPF Finances, 2026