Acheter une résidence secondaire en Espagne suit une logique différente de l’achat en Wallonie, et l’ordre des étapes compte. La première n’est pas de visiter, mais de fixer le budget réel : au prix d’affichage s’ajoutent des frais d’acquisition d’environ 10 % à 14 % pour un non-résident. Ce total dépend du type de bien. Un logement ancien supporte l’ITP (impôt de transmission patrimoniale) à un taux régional, généralement 8 % à 10 % selon la communauté autonome. Un logement neuf vendu par un promoteur relève de l’IVA (TVA) à 10 %, plus l’AJD (droit d’acte) de 0,5 % à 1,5 %.
Vient ensuite l’obtention d’un numéro d’identification fiscale exigé des étrangers en Espagne, indispensable pour signer et payer les taxes. Easyhome oriente vers les formalités locales et vers un avocat (souvent de l’ordre de 1 % pour un non-résident) qui vérifie le titre de propriété et l’absence de charges. Le financement se prépare en parallèle : les banques espagnoles prêtent aux non-résidents, mais avec un apport plus élevé, souvent de 30 % à 40 % du prix, ou l’achat s’adosse au patrimoine belge.
Le point contre-intuitif, c’est que l’acte lui-même n’est pas signé chez Easyhome ni chez un notaire belge : il doit être reçu par un notaire espagnol, seul compétent, dont les honoraires sont de l’ordre de 600 à 1 200 euros, auxquels s’ajoute l’inscription au registre foncier (quelques centaines d’euros). Easyhome accompagne et coordonne, mais n’authentifie pas.
Dernière étape, souvent oubliée : une fois propriétaire, le Belge doit déclarer sa résidence secondaire espagnole en Belgique. La convention préventive de double imposition attribue en principe la taxation à l’Espagne, mais la Belgique tient compte du bien pour fixer le taux d’imposition (réserve de progressivité). Anticiper cette déclaration évite les mauvaises surprises.