L’idée d’une prime dédiée au retour d’expatriation est séduisante, mais elle ne correspond à aucun dispositif wallon. Les aides régionales existantes ciblent des situations objectives (l’état du logement, les travaux réalisés, les revenus du ménage), et non le parcours de vie de l’acquéreur. Un expatrié qui rentre en Wallonie n’a donc pas de guichet réservé : il accède aux mêmes primes que tout autre propriétaire, selon les mêmes conditions.
Concrètement, les primes wallonnes à la rénovation et à l’énergie sont accessibles au propriétaire d’un bien situé en Wallonie sous conditions de revenus et de nature des travaux, indépendamment d’un retour de l’étranger. Le point contre-intuitif : ce n’est pas le fait de revenir qui ouvre un droit, mais la réalité des travaux entrepris et le niveau de revenus. Un expatrié qui achète un bien à rénover peut donc bénéficier de ces primes, non pas parce qu’il était expatrié, mais parce qu’il rénove.
Le vrai levier financier lié au retour se situe ailleurs : dans les droits d’enregistrement. Depuis le 1er janvier 2025, l’habitation propre et unique bénéficie en Wallonie d’un taux réduit de 3 % au lieu de 12,5 %, à condition de se domicilier dans le bien sous 3 ans et d’y rester 3 ans. Un expatrié qui revient s’installer réellement remplit typiquement cette condition et profite de ce taux, qui joue comme une aide de fait à l’accès à la propriété.
Attention à ne pas transposer : la Flandre applique 2 % pour l’habitation propre et unique, Bruxelles un abattement sur la base imposable. Les primes, elles, relèvent de dispositifs régionaux distincts. Easyhome oriente l’expatrié vers le bon régime de droits et l’aide à cadrer un projet de rénovation éligible, sans promettre une prime qui n’existe pas.