Hériter d’un bien à plusieurs place tous les héritiers dans une indivision : personne ne possède un mur précis, chacun détient une fraction de l’ensemble. Cette situation impose une règle exigeante, l’unanimité pour les actes importants, dont la vente. Trois grandes options se dessinent, à choisir selon les projets de chacun et les liquidités disponibles pour régler les droits de succession (en ligne directe, barème wallon de 3 % à 30 % sur la part nette, notaire.be, 2026).
Première option, conserver ensemble. C’est possible, mais l’indivision subie est source de conflits : entretien, charges, précompte immobilier (dû par les propriétaires au 1er janvier), décisions de location. Une convention d’indivision, signée devant notaire, organise la gestion (qui décide quoi, comment se répartissent charges et revenus, durée) et peut prévenir bien des blocages. Deuxième option, le rachat de parts : un héritier reprend les quotes-parts des autres et devient seul propriétaire, opération qui constitue une sortie d’indivision soumise au droit de partage de 1 % de la valeur.
Le point à connaître, qui débloque psychologiquement les situations : nul n’est tenu de rester en indivision (article 815 du Code civil). Un seul héritier peut donc provoquer la sortie, à l’amiable ou, à défaut, en justice, jusqu’à une vente publique sur Biddit. Troisième option, la vente à un tiers : elle exige l’accord de tous, et le prix se répartit selon les quotes-parts après remboursement d’un éventuel crédit. Souvent la plus simple quand aucun héritier ne veut ni ne peut reprendre le bien, elle bénéficie d’un atout : la plus-value se calcule sur la valeur retenue en succession, généralement proche du prix de marché du jour du décès, donc souvent faible. Le certificat PEB et l’attestation de conformité électrique restent obligatoires.
Sources citées
- notaire.be, 2026