L’entrée en maison de repos change le rapport au logement : le bien n’est plus occupé, mais il doit financer un coût mensuel récurrent. Trois grandes options se présentent, à arbitrer selon l’urgence de trésorerie et la volonté de transmettre.
La vente classique de la résidence principale est la plus directe. Elle libère l’intégralité du capital d’un coup et bénéficie d’un atout fiscal majeur : l’exonération de plus-value sur la résidence principale, à condition d’y avoir été domicilié au moins 12 mois durant les 18 mois précédant le mois de la vente. C’est l’exonération la plus large du système belge, inchangée en 2026 (SPF Finances, 2026). Le produit peut ensuite être placé pour générer un complément de revenu et couvrir la pension mensuelle.
Le viager est une alternative pertinente pour un senior. Le vendeur (crédirentier) cède le bien contre un bouquet (capital initial) et une rente viagère régulière, versée à vie, ce qui correspond exactement au besoin d’un flux mensuel. Le montage se fait par acte notarié. Enfin, la mise en location procure un revenu récurrent (imposé sur le revenu cadastral indexé majoré de 40 % pour un locataire personne physique) tout en conservant la propriété, mais elle immobilise le capital et suppose de gérer un bien à distance. Le point souvent négligé : vendre suppose de réunir le certificat PEB et l’attestation de conformité électrique, et si le crédit hypothécaire n’est pas soldé, une mainlevée d’hypothèque, dont les frais notariés sont proportionnels au montant initialement garanti.
Sources citées
- SPF Finances, 2026