Parler de pénurie de biens à vendre en Wallonie demande de la nuance. À l’échelle régionale, le nombre de ventes a fortement augmenté en 2025, d’environ 16,7 %, ce qui témoigne d’un marché actif où des biens changent de mains en grand nombre. Il ne s’agit donc pas d’une pénurie absolue, mais plutôt d’une tension entre une demande vigoureuse et une offre parfois insuffisante.
Cette tension est particulièrement nette dans certaines zones. Dans le nord de la province de Luxembourg, autour de Marche-en-Famenne, la demande dépasse fréquemment l’offre disponible, ce qui soutient les prix et raccourcit les délais pour les biens bien positionnés. La forte hausse des prix dans cette province, d’environ 17 % sur un an, illustre cette pression.
Ailleurs, la situation est plus contrastée. Les marchés urbains comme Liège ou Charleroi disposent d’un volume d’offre plus important, ce qui fluidifie les transactions, même si les biens de qualité au bon prix partent rapidement. La réforme fiscale de 2025 a stimulé la demande partout, accentuant la tension là où l’offre ne suivait pas.
Pour un vendeur, une offre limitée dans sa zone est plutôt favorable : un bien recherché peut se vendre vite et bien. Pour un acheteur, elle impose réactivité et préparation, notamment du financement. Easyhome, présente dans cinq provinces, aide à lire cette tension localement, dans le cadre d’une estimation offerte.