Aller au contenu
Essai : aucune demande n'est envoyéeEssaiEffetsServices
Easyhome Mon espace
Frais et impôts

Est-il fiscalement intéressant de donner plutôt que léguer un bien ?

Par Anthony Casula Agent immobilier agréé IPI n° 509.677 Publiée le 1 septembre 2026

La réponse courte

Souvent oui : donner plutôt que léguer est fiscalement intéressant sur les patrimoines élevés. Le taux plafond de la donation immobilière en ligne directe (27 %) est inférieur au maximum de la succession (30 %), et le cumul sur 3 ans permet d’étaler à taux réduit. Mais la donation ne bénéficie pas de l’exonération de plus-value, contrairement à la succession.

Donner et léguer aboutissent au même résultat, transmettre un bien, mais avec des régimes fiscaux distincts qu’il faut comparer poste par poste. Sur la donation immobilière en ligne directe, le barème wallon est de 3 % jusqu’à 150 000 euros, 9 % jusqu’à 250 000 euros, 18 % jusqu’à 450 000 euros et 27 % au-delà. Sur la succession en ligne directe, le barème progresse de 3 % à 30 %, avec un abattement de 12 500 euros doublé si la part nette n’excède pas 125 000 euros (notaire.be, SPF Finances, 2026).

L’avantage de la donation tient à deux ressorts. D’abord, son taux plafond (27 %) reste sous le maximum successoral (30 %), ce qui compte sur les gros patrimoines. Ensuite et surtout, la règle de cumul sur 3 ans : les donations d’une même personne au même bénéficiaire s’additionnent, mais le compteur se remet à zéro au-delà de 3 ans. En donnant par tranches espacées de plus de 3 ans, on maintient chaque tranche dans les taux bas. Ce fractionnement anticipé est le vrai levier d’optimisation, impossible à reproduire dans une succession, par nature subie et concentrée sur un seul événement.

Voici le fait qui renverse souvent l’intuition : la succession conserve un atout que la donation n’a pas. L’exonération de plus-value existe en cas de succession, mais PAS en cas de donation. Pour un bien qui recèle une forte plus-value latente et n’est pas la résidence principale, léguer peut donc s’avérer plus avantageux que donner. Le bon choix dépend du montant transmis, de l’horizon de temps (le cumul sur 3 ans suppose d’anticiper), de la nature du bien et de la volonté de garder l’usufruit. La réforme annoncée au 1er janvier 2028 rebat les cartes : taux max succession ligne directe de 30 % à 15 %, donation immobilière ligne directe de 27 % à 14 %.

Sources citées

  • notaire.be, 2026
  • SPF Finances, 2026

In het Nederlands In English

La suite

Chiffrer votre cas

Chaque dossier a ses chiffres. Un conseiller regarde le vôtre avec vous.

Les questions voisines

Combien coûte un notaire pour un achat en Wallonie ?

Le coût du notaire pour un achat en Wallonie se compose des droits d’enregistrement (3 % ou 12,5 %), des honoraires notariaux fixés par barème légal dégressif identique chez tous les notaires belges, et des frais et débours administratifs. Les honoraires proprement dits ne se négocient pas et diminuent en proportion à mesure que le prix augmente.

Lire la réponse complète
Combien coûte une mainlevée d’hypothèque en Wallonie ?

La mainlevée d’hypothèque génère des frais notariés proportionnels au montant initialement garanti par l’inscription hypothécaire, et non au capital restant dû. Ces frais comprennent des honoraires notariaux (barème légal) et des frais administratifs de radiation. C’est le vendeur, dont le bien était grevé, qui les supporte.

Lire la réponse complète
Comment déclarer une plus-value immobilière en Wallonie ?

Une plus-value immobilière taxable se déclare dans la déclaration à l’impôt des personnes physiques, au titre des revenus divers (article 90 CIR). La base est le prix de vente diminué du prix d’acquisition revalorisé (majoration forfaitaire de 25 % des frais et 5 % par année de détention). La résidence principale exonérée n’est pas à déclarer.

Lire la réponse complète
Comment le précompte immobilier se répartit-il vendeur/acheteur ?

Le précompte immobilier se répartit au prorata temporis selon la date de l’acte authentique. Le vendeur, redevable légal en tant que propriétaire au 1er janvier, supporte la fraction de l’année écoulée avant la vente ; l’acheteur lui rembourse la fraction correspondant aux jours restants, via le décompte du notaire.

Lire la réponse complète

Toutes les questions : La vie et l'argent