Les frais d’achat en Wallonie se répartissent en trois blocs très inégaux. Le plus lourd, de loin, ce sont les droits d’enregistrement : un impôt régional qui atteint 12,5 % du prix pour un investissement locatif ou une résidence secondaire. Mais depuis le 1er janvier 2025, l’habitation propre et unique bénéficie d’un taux réduit de 3 %, à condition de s’y domicilier dans les 3 ans et d’y rester 3 ans (SPF Finances Wallonie, 2025). L’écart est spectaculaire : sur un bien de 250 000 euros, les droits passent de 31 250 euros à 7 500 euros.
Le deuxième bloc, ce sont les honoraires du notaire. Point contre-intuitif : ils sont identiques chez tous les notaires belges, car fixés par arrêté royal selon un barème dégressif ; ils ne se négocient pas. Plus le prix monte, plus le pourcentage marginal baisse. Le troisième bloc regroupe les frais et débours : recherches hypothécaires, urbanistiques, cadastrales, inscription de l’acte, frais de dossier. Ces débours couvrent les démarches que le notaire avance pour le compte de l’acheteur.
À ces frais d’acte peuvent s’ajouter, si l’achat est financé par crédit, les frais liés à la constitution de l’hypothèque (acte de crédit distinct, avec ses propres droits et honoraires). Attention à la distinction régionale : en Flandre, l’habitation propre et unique est taxée à 2 %, et Bruxelles applique un abattement sur la base imposable plutôt qu’un taux réduit. Un bien neuf vendu par un promoteur relève, lui, de la TVA à 21 % sur la construction, et non des droits d’enregistrement.
Sources citées
- SPF Finances Wallonie, 2025