La Belgique n’impose aucune restriction de nationalité à l’acquisition immobilière : un ressortissant hors UE peut acheter en Wallonie au même titre qu’un citoyen belge ou européen. Il n’existe pas d’autorisation préalable spécifique liée à la nationalité, ni de quota. Ce qui est requis, c’est l’acte authentique devant un notaire belge, lequel vérifie l’identité et la capacité juridique de l’acquéreur avant la signature.
Le point contre-intuitif mérite d’être posé clairement : acheter un bien ne confère aucun droit de séjour. Le droit de propriété et le droit des étrangers sont deux régimes indépendants. Un ressortissant hors UE peut donc être propriétaire d’une maison en Wallonie tout en n’ayant pas de titre de séjour belge, et inversement, posséder un bien ne facilite pas automatiquement l’obtention d’un visa. Cette séparation surprend souvent les acheteurs venus de systèmes où l’investissement immobilier ouvre des droits de résidence.
Sur le plan des documents, un acheteur hors UE fournira une pièce d’identité valide (passeport), ses données d’état civil et, selon son pays d’origine, un certificat de coutume attestant sa capacité. Un achat à distance reste possible via une procuration authentique. Les droits d’enregistrement suivent la règle générale : 3 % pour l’habitation propre et unique domiciliée (depuis le 1er janvier 2025), sinon 12,5 %. Le taux de 3 % suppose toutefois une domiciliation, donc une situation de séjour régulière.
Enfin, le financement relève du régime non-résident : certaines banques belges financent ce profil avec un apport plus élevé et des garanties renforcées, mais les politiques varient. Easyhome accompagne ces acheteurs internationaux dans ses 7 bureaux wallons, coordonne le notaire et, si besoin, l’achat à distance, en distinguant clairement ce qui relève de la propriété et ce qui relève du séjour.